Témoignages

Découvrez les témoignages d'anciens étudiants désireux de partager leurs expériences professionnelles.

Mario Bureau, Regional Manager - Africa & Australia, Atlas Copco

En 1993, lorsque je finissais enfin mon baccalauréat, j'étais fier, j'avais "Le" jonc au petit doigt et beaucoup, beaucoup, d'ambition!

Les années passées à Laval ont été les plus belles de ma vie; membre actif des associations étudiantes (Mines et Métallurgie et la prestigieuse AESGUL), une vie étudiante assez aisée grâce aux stages bien payés, aux bourses obtenues et des professeurs compétents qui ne se laissaient pas décourager! L'Université Laval, c'était vraiment des belles années, je m'y ai fait des amis pour la vie!

J'ai donc terminé le Bac en 1993, l'aventure s'annonçait belle, j'avais comme la plupart de mes amis et collègues un emploi en poche. Quelques offres m'avaient été faites quelques mois avant même la fin des cours. J'avais opté pour une compagnie d'explosifs qui m'offrait un programme d'apprentissage, une auto et un salaire bien décent pour un jeune fraîchement sorti de l'université! Malheureusement, à cause d'une restructuration, la compagnie comblait le poste à l'interne juste avant que je ne sois disponible. Ça m'a fait l'effet d'une bombe, mais bon, j'avais toujours mon jonc!

J'ai débuté par un autre chemin que les mines; ingénieur junior pour une firme de construction. Le projet était l'usine de cogénération de Chapais, projet clef en main pour faire de l'électricité avec des résidus d'écorces, j'ai re-vérifié toute la tuyauterie et les valves, trouvé des fournisseurs, comparé les prix et spécifications et ai même eu des petits projets à gérer, c'était une bonne école pour commencer. J'ai ensuite travaillé à la mine Casa-Berardi, j'y étais mineur, chef d'équipe pour le remblai et ingénieur de zone, la zone Est, dans le graphite. Quelques-uns de mes amis du Bac y travaillaient et les collègues sont rapidement devenus des amis; un ingénieur en chef brillant, un ingénieur de mécanique des roches têtu, des capitaines qui parlaient fort et plusieurs autres.

Après la Casa, j'ai travaillé pour la Mine Doyon comme ingénieur de zone et aussi assuré la relève de façon temporaire en mécanique des roches. J'y avais déjà fait un stage où je m'occupais de la ventilation. La Mine Doyon était un défi constant pour assurer la production voulue et les onces d'or du mois! La marge était serrée et on devait faire progresser le développement rapidement et réévaluer toutes les possibilités constamment, j'y ai appris beaucoup. Encore une fois quelques collègues sont devenus des amis proches. De la mine Doyon, j'ai été transféré à la mine Bousquet. Mon défi à la mine Bousquet a été la ventilation! Une très longue rampe à développer pour accéder à la dernière zone et la cheminée de ventilation. Le problème n'étant pas tant la quantité d'air à amener à la face de développement, mais plutôt la température et l'humidité et évidemment la re-circulation de l'air. Puis Bousquet, qui épuisait ses réserves, a réduit ses effectifs. J'en ai profité pour faire le saut chez Atlas Copco. Atlas Copco, le plus gros fabricant d'équipement minier au monde basé en Suède, m'attirait pour son côté international et la possibilité de voyager à l'étranger. J'ai débuté en 1998 comme spécialiste en support de terrain (Swellex). Après quelques temps, j'ai été promu au poste de gérant de produit. La responsabilité s'étendait du Canada aux États-Unis. Ce poste nécessitait des connaissances techniques approfondies en support de terrain, mais aussi en marketing et en finances, en plus de la connaissance de l'anglais que j'ai dû acquérir rapidement! Heureusement, j'ai été bien supporté par un autre de mes collègues, très fort en mécanique des roches. Après environ deux ans, où la progression des parts de marché pour Atlas Copco en support de terrain avait bien progressé, un poste à la compagnie mère en Suède m'était offert. L'occasion était parfaite et je voulais voir du pays! J'ai habité la Suède deux ans. Comme gérant de produit à l'international, j'ai eu la chance de visiter la plupart des pays d'Europe, la Chine, les Émirats Arabes, les Philippines, l'Australie et même l'Afrique du Sud à quelques reprises.

Je travaille toujours pour Atlas Copco et je suis maintenant Directeur régional pour l'Afrique et l'Australie, toujours pour la division de support de terrain. Je rencontre fréquemment mes anciens collègues et amis lors de colloques internationaux ou lors de visites de mines à l'étranger. Les mines, c'est une grande famille, et le monde est petit, on rencontre toujours un frère ou une sœoeur, peu importe où l'on va !

Aujourd'hui basé en Afrique, avec des vues sur le centre de l'Europe ou l'Australie pour mon prochain mandat, je peux vous dire que le programme des Mines à L'Université Laval, c'est de l'or en barre!

Au plaisir de se rencontrer,

 

Mario Bureau
Régional Manager
Africa & Australia
Atlas Copco
Rock Reinforcement Competence Center

Pascal Dubé, Ingénieur minier, Cameco

Je suis un ingénieur diplômé du Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux de l'Université Laval en 1999. Mes études de premier cycle en génie minier m'ont permis d'obtenir une solide formation de base en sciences appliquées et de développer un esprit d'analyse très utile lors de la pratique du génie. L'enseignement du génie minier à l'Université Laval consiste en des cours magistraux et à des travaux pratiques directement reliés à des exemples concrets rencontrés dans l'industrie. Une des forces majeures de ce programme coopératif est l'implication de l'industrie minière québécoise et canadienne dans le programme de formation par l'entremise d'offre de stages.

Ma formation m'a permis de participer activement à des activités de planification minière à court et long termes, à l'optimisation des excavations et à la conception du forage et sautage. Mon travail m'a amené à occuper le poste de planificateur minier à court terme pendant 2 ans pour la compagnie Inmet Mining à leur mine Troilus. Il s'agit d'une mine à ciel ouvert d'or et de cuivre située à 2 heures au nord de Chibougamau. J'ai par la suite accepté une offre d'emploi à titre de planificateur minier à long terme à la mine Lac des Iles à Thunder Bay en Ontario pour la compagnie minière North American Palladium. Cette expérience de travail m'a permis entre autres de parfaire mon anglais. Finalement, j'ai décidé de vivre une expérience totalement différente en m'expatriant en Mongolie pour planifier les séquences d'exploitation de la mine d'or Boroo de Cameco Corporation. J'avais aussi comme tâche d'entraîner les ingénieurs mongoles, ce qui fut une expérience de vie très enrichissante tant au niveau professionnel que personnel. Finalement, j'ai décidé de revenir travailler au Canada au siège social de la compagnie Cameco en Saskatchewan où je fais partie du groupe responsable de l'estimation des réserves et des ressources pour ses différentes mines à travers le monde.